Sa voix : Mezzo-soprano coloratur. Comme sa sœur, la Malibran, une voix très ample avec des graves profonds et aigus triomphants. Une voix  étrange un peu métallique.  Camille Saint-Saëns écrira qu’elle a « la saveur de l’orange amère, faite pour la  tragédie ou l’épopée, surhumaine plutôt qu’humaine. » Alfred de Musset dans un article de  la Revue des Deux Mondes du 1er janvier 1839 intitulé concert de Mlle Garcia écrit : « C’est le même timbre clair, sonore, hardi, ce coup de gosier espagnol qui a quelque chose de si rude et de si doux à la fois, et qui produit sur nous une impression à peu près analogue à la saveur d’un fruit sauvage. »

Son jeu : un jeu théâtral, grande tragédienne, elle incarne ses rôles. Maria Callas fera de Pauline son modèle.

Ses rôle  titres : Norma de Bellini, Cerentola de Rossini, Fidès dans le Prophète de Meyerber, l’Orphée de Gluck réorchestré par Berlioz.

Sa carrière : Pauline avait été formée au chant par son père comme les autres enfants Garcia mais aussi  au piano par Frantz Liszt. Elle se destinait d’ailleurs à une carrière de pianiste, à l’instar de sa grande amie Clara Wiek- Schumann qu’elle rencontre à 17 ans en Allemagne.

Sa carrière. musique Pauline Viardot, le dernier sorcier, Ramasse ta rose et ouverture

A la mort de sa sœur en 1836, et à l’instigation de sa mère, Pauline reprend le flambeau. Elle abandonne la carrière de pianiste et devient cantatrice.  Elle fait ses débuts le 15 décembre 1838 au théâtre de la Renaissance (Salle Ventadour), elle interprète le rôle de Ninette dans la Pie voleuse de Rossini. Pauline paraît sur scène toute de blanc vêtue, elle porte un diamant noir au front comme aimait à le faire sa sœur la Malibran. Le succès est immédiat. Le public se montre partagé entre l’émotion que lui procure cette voix et l’incroyable impression de revivre des sensations éprouvées naguère avec sa sœur. Au bout de dix mesures, c’est sa sœur vivante que de nouveau on applaudit. Même voix, même méthode de chant, même style, une ressemblance de talent qui vous confond et rien qui sente l’imitation ! écrit Ernest Legouvé, écrivain et critique français, admirateur de la Malibran et son premier biographe.  « La Malibran est revenue au monde, il n’y a pas d’inquiétude à avoir » écrira Alfred de Musset.

Elle chantera 42 ans dans toute l’Europe, en Allemagne, Russie, Espagne, Angleterre et sur les plus grandes scènes d’opéra. Elle fait ses adieux à la scène à Paris en 1863, à Baden Baden, en 1870. Ensuite elle ne se produira plus qu’en concert privé dans sa demeure parisienne de la rue Douai, ou à Bougival.

A partir de 1863, elle se consacre à l’enseignement et à la composition.

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